Tout simplement parce qu’en tant que résident d’un territoire nous partageons avec les touristes le même lieu. Le touriste n’est autre qu’un résident temporaire pour qui l’espace dans lequel il évolue pendant ses vacances doit apporter la même qualité de vie que pour nous, les permanents. On comprend ainsi mieux en quoi tout ce qui est fait pour le touriste nous concerne au premier chef. Nous pouvons et nous devons en profiter.
Comme par ailleurs, le touriste a une perception globale de son lieu de vacances où s’entremêlent aussi bien l’église romane, l’auberge de campagne et le sourire de la postière, on peut affirmer qu’il ne peut pas y avoir de développement touristique sans implication de notre part, à nous les habitants.
C’est dans cette perspective qu’est proposée une nouvelle démarche baptisée « Porta Natura ». Elle cherche à intégrer les légitimes préoccupations de l’ensemble des acteurs et de la population en général afin qu’en retour le touriste se sente le bienvenu. Si ce qui est fait pour accueillir le touriste nous permet de mieux vivre , il est certain que nous verrons le touriste d’un autre œil. La manne touristique augmentera et sera la source de nouveaux investissements dont nous profiterons.
La boucle est bouclée! Merci Madame la postière!
Article écrit par Bernard Dazet dans le cadre des Carnets de Route de Porta Natura (janvier 2005). Porta Natura est une mission de recherche et développement qui nous a été confiée par l’UCCIMAC (Union des Chambres de Commerce et d’Industrie du Massif-Central). Elle a pour objectif de mettre en place de nouveaux modes de management des territoires susceptibles de mieux répondre aux évolutions de la demande touristique. Un des thèmes abordés est l’appropriation du fait touristique par la population locale.
Autres articles : Innover dans le management | Tout est question de prix | Territoire et entreprise | Le sourire de la postière | Transmets-moi un hôtel